Haiku

Izu (à 2 heures de Shinkansen de Tokyo)

Une heure de taxi et je pousse la porte de l'hotel. De l'extérieur, c'est un immeuble gris, immense, qui semble largement disproportionné au regard de la taille du bourg dans lequel je compte passer 2 jours. A l'intérieur, un hall de pierre, personne, la lumière est crue ; des canapés en cuir bordeaux tentent de rendre le lieu plus chaleureux. Une boutique de souvenirs à été assemblée dans un coin, pour les curieux, il est parfois difficile d'identifier le contenu des boites tant le design ludique et coloré brouille les pistes et je ne sais pas lire le Japonais.

Un homme sort d'une pièce de derrière le comptoir, je lui tend ma carte d'identité et monte au 12 ème étage. Le couloir des chambres et tout ce qu'il y a de plus classique, la chambre toutefois ne laissait pas présager de sa configuration. Il faut laisser ses chaussures à l'entrée, un assemblage de tatamis compose la chambre principale, à droite, un futon roulé et une couette dont le drap est ouvert sur le dessus, aussi étrange qu'astucieux.

Je déroule le futon, le voyage fut long.

Au petit matin, je profite de la vue, le village se love dans le creux des montagnes, une piscine vide se révèle au milieu de la végétation ; puis je déambule dans les rues, c'est une station balnéaire dédiée au sources chaudes qui coulent le long du torrent. C'est comme Tokyo, la plus belle des villes moches. Les maisons sont en carton, anguleuses et pourtant libres dans leur disposition et enchevêtrement...

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