Et dehors ils embrassaient le silence

Ce court métrage est né de l’isolement crée par le confinement et la situation peu commune que nous avons tous enduré ces derniers mois. Il a été écrit durant le confinement, et le parti pris technique sera de le réaliser au plus près de la réalité vécue. C’est pour cela que ce court metrage à été réalisé à distance uniquement avec des webcams. Ce parti pris, renforce la trame pour nous plonger avec plus de force encore dans l’effet du confinement, et la distance et la déshumanisation qu’il impose.


« 45ème jour de confinement. Le Covid a mis le monde sous cloche. Cinq voisins dépriment lors de leur traditionnel apéro Zoom quand ils aperçoivent un couple s’embrasser furieusement dans la rue, juste sous leurs fenêtres. Chaque soir, le couple revient à la même heure...

La vie de l’immeuble s’organise autour du désir éclatant des deux amoureux, qui renvoie les occupants à leurs névroses et à leurs manques. »


Écrit par Vanessa Caffin et Fany Donadini

Réalisation par Vanessa Caffin et Benjamin Rossignol

Une Production PROSH


Marie : Alysson Paradis

Alex : Pierre Helie

Fabien : Antoine de Giuli

Sophie : Dounia Sichov

Jeanne : Laëtitia Eido

Grand-mère de Jeanne : Viviane Théophilidès

Collègue : Emni Blakori

L’amante : Aurelie Combe

L’amant : Alexandre Deneve



La Direction Artistique


Tout l’enjeu visuel de ce film tient dans la sublimation de la réalité que nous avons en quelque sorte tous vécue, enfermés chez nous, à lire, s’ennuyer, parler avec des amis ou collègues au travers de sa webcam, à regarder par la fenêtre.

Il y a une beauté intemporelle et immuable dans la simplicité. Celle de la lumière, des gestes, de l’épure des espaces ; c’est celle-ci que nous tenterons de reproduire et sublimer. Il s’agira d’un subtil jeu de composition : ajouter une lumière, retirer un vase, changer un vêtement.

Retirer tout ce qu’il est possible, afin de ne retenir que l’essentiel, celui qui sert la narration, l’émotion, le sens profond que cette histoire cherche à insuffler au travers du contraste entre l’intérieur et l’extérieur, entre ceux qui ont bravé l’interdiction et ceux qui en meurent d’envie. Idem pour le montage : faire durer un plan plus que nécessaire pour insister, le répéter, couper sur un autre, puis y revenir, afin de donner du sens et simuler le cheminement intellectuel de cette vie en confinement.

Nous irons par conséquent filmer chez les comédiens et remettrons les éléments dans leurs contexte. Ce film aura la véracité et la fraicheur d’un documentaire mais la force visuelle et narrative d’une fiction au dénouement déchirant. Une image d’une élégance brutale.

Ce choix radical mais évident nous attire irrémédiablement vers un sentiment de mélancolie, une cicatrice qui offre toute sa puissance évocatrice, un pas vers la beauté, sans concession.

« Whenever the beautiful loses its melancholy, it degenerates into prettiness.» J.Ruskin

Making of

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